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Chômage 2026 : primo-entrants et rupture conventionnelle

Chômage 2026 : primo-entrants et rupture conventionnelle

Depuis le 1er avril 2026, certaines personnes qui demandent l’ARE pour la première fois, ou qui n’en ont pas bénéficié depuis longtemps, peuvent ouvrir des droits avec 5 mois d’activité au lieu de 6.

En parallèle, une autre mesure très commentée vise à réduire la durée d’indemnisation en cas de rupture conventionnelle, mais, à la date du 21 avril 2026, cette seconde réforme n’est pas encore entrée en vigueur.

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C’est précisément la nuance qu’il faut comprendre pour éviter les erreurs. En avril 2026, il y a d’un côté une réforme déjà applicable pour les primo-entrants, validée par un arrêté du 28 mars 2026 et un décret du 28 mars 2026 publiés au Journal officiel du 29 mars ; de l’autre, une réforme encore en discussion sur la rupture conventionnelle, dont le véhicule législatif a été rejeté par l’Assemblée nationale le 16 avril 2026 et renvoyé en deuxième lecture au Sénat le 17 avril 2026.

Définition de la notion de “primo-entrant”

Dans le cadre de l’assurance chômage, cela vise les demandeurs d’emploi qui n’ont pas bénéficié d’une admission à l’ARE dans les 20 années précédant leur inscription.

Ce qui change depuis le 1er avril 2026 pour les primo-entrants

La réforme déjà entrée en vigueur abaisse la condition minimale d’affiliation pour certains allocataires. L’arrêté du 28 mars 2026 agrée les dispositions de la convention d’assurance chômage du 15 novembre 2024 relatives aux demandeurs d’emploi “primo-entrants” et prévoit qu’elles s’appliquent aux travailleurs privés d’emploi dont la fin de contrat est intervenue à compter du 1er avril 2026.

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Pour ces personnes, l’ouverture des droits peut désormais se faire avec 108 jours travaillés ou 758 heures travaillées, soit 5 mois d’activité, au lieu de 6 mois, sur la période de référence habituelle de 24 mois ou 36 mois pour les personnes d’au moins 55 ans.

En miroir, le décret n° 2026-214 du 28 mars 2026 prévoit une durée minimale d’indemnisation de 152 jours calendaires, au lieu de 182, pour ces allocataires bénéficiant d’une condition d’affiliation spécifique, ainsi que pour certains travailleurs saisonniers. Le décret précise qu’il entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Et pour les ruptures conventionnelles, où en est-on vraiment ?

C’est le sujet qui appelle le plus de prudence. Il semble qu’un avenant n° 3 du 25 février 2026 prévoit de réduire la durée maximale d’indemnisation des demandeurs d’emploi dont le contrat a été rompu par une rupture conventionnelle homologuée. Mais il précise aussi que cette mesure nécessite une intervention du législateur.

Au 21 avril 2026, cette réforme n’est donc pas applicable. Le dossier législatif de l’Assemblée nationale montre que le projet de loi correspondant a été adopté par le Sénat le 1er avril 2026, puis rejeté par l’Assemblée nationale le 16 avril 2026, avant d’être renvoyé en deuxième lecture au Sénat le 17 avril 2026. Tant que le texte n’est pas définitivement voté puis agréé, les nouvelles durées spécifiques liées à la rupture conventionnelle ne s’appliquent pas.

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À terme, les demandeurs d’emploi dont le contrat a pris fin par rupture conventionnelle homologuée seraient indemnisés pour une durée maximale inférieure au droit commun : 15 mois pour les moins de 55 ans, 20,5 mois pour les 55-57 ans, et 20,5 mois également pour les 57 ans et plus, avec des durées différentes en outre-mer.

Une prolongation pourrait être demandée par les allocataires d’au moins 55 ans, lors de l’examen de leur situation au 12e mois d’indemnisation, avec possibilité de recours en cas de refus. Mais encore une fois, ce mécanisme reste, à ce jour, dans le champ du projet, pas dans celui du droit déjà applicable.

Pourquoi choisir EXILAE AVOCATS pour vous accompagner dans une rupture conventionnelle de votre contrat de travail ?

Aujourd’hui, beaucoup de salariés pensent encore que la rupture conventionnelle ouvre “automatiquement” droit au chômage dans des conditions inchangées. En avril 2026, ce raisonnement est encore juridiquement vrai sur le principe général, mais il est devenu instable politiquement et législativement.

Il faut donc faire attention.

Chez Exilae Avocats, nous vous accompagnons en ce sens.

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Ainsi, EXILAE Avocats ne se contente pas de traiter des dossiers : il explique, vulgarise et prend position sur des problématiques rencontrées par ses clients.

EXILAE Avocats est un cabinet exigeant sur le plan technique.

Son positionnement, son équipe et ses implantations en font une structure de premier choix pour accompagner aussi bien les entreprises que les particuliers, avec une promesse simple : proposer des réponses concrètes, solides et adaptées à des situations qui, souvent, ne peuvent pas attendre.

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Blanchiment : dépenses courantes et fonds frauduleux

Blanchiment : dépenses courantes et fonds frauduleux

Quand on parle de blanchiment, beaucoup imaginent des montages offshore, des sociétés écrans ou des circuits bancaires sophistiqués. Pourtant, utiliser de l’argent provenant d’une infraction pour rembourser des traites ou payer des dépenses courantes peut déjà relever du blanchiment. Dans son arrêt du 25 mars 2026, la Cour de cassation juge en effet que toute opération qui fait entrer le produit d’un délit dans le circuit économique constitue une opération de placement, au sens de l’article 324-1 du code pénal.

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C’est une décision importante, car elle évite une erreur fréquente : croire que le blanchiment suppose forcément une dissimulation complexe. Dans l’affaire jugée, l’utilisation d’une somme remise en espèces, issue d’une escroquerie, pour régler des traites et des dépenses courantes ne constitue pas une opération de dissimulation, mais bien une opération de placement.

Les faits de l’arrêt du 25 mars 2026

L’affaire portait sur un système d’escroqueries au préjudice de sociétés d’affacturage. Après remise des fonds issus de l’escroquerie, l’un des prévenus avait perçu 8 000 euros en numéraire, utilisés ensuite pour rembourser des traites et couvrir des dépenses de la vie courante. Les juges d’appel avaient retenu un blanchiment par dissimulation. La Cour de cassation maintient la culpabilité, mais précise que la bonne qualification est celle de blanchiment par placement.

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La formule retenue par la Cour est très large : “toute opération qui conduit à faire entrer dans le circuit économique le produit direct ou indirect d’un délit constitue un placement”. Cette phrase change beaucoup de choses en pratique. Elle signifie que le blanchiment ne se limite pas à cacher l’origine de l’argent dans des montages élaborés. Il peut aussi commencer dès que l’argent illicite est réinjecté dans l’économie, même pour des usages très ordinaires.

Placement, dissimulation, conversion : quelle différence ?

L’article 324-1 du code pénal punit non seulement le fait de justifier mensongèrement l’origine de biens ou revenus issus d’un crime ou d’un délit, mais aussi le fait d’apporter son concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d’une infraction. Le texte prévoit une peine de 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.

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La décision de 2026 est utile parce qu’elle clarifie surtout la notion de placement. La dissimulation, au sens pénal du blanchiment, suppose plutôt une véritable machination juridique ou financière destinée à masquer l’origine des fonds : prête-noms, transfert à l’étranger, faux contrats ou autres montages.

À l’inverse, quand l’argent frauduleux est simplement utilisé pour rembourser une dette, régler une charge ou payer des dépenses de la vie courante, la Cour considère que l’on se trouve dans l’hypothèse du placement, parce que l’argent entre dans le circuit économique.

Autrement dit, il ne faut pas confondre blanchiment et mise en scène sophistiquée. Juridiquement, le blanchiment peut commencer beaucoup plus tôt et beaucoup plus simplement. C’est ce qui rend cet arrêt important pour les entrepreneurs, les dirigeants, les commerçants et, plus largement, toute personne qui manipule des flux d’argent sans s’interroger suffisamment sur leur origine.

Et si l’auteur de l’infraction est un étranger en France

Cette décision a une portée concrète en droit des étrangers.

En France, la délivrance ou le renouvellement d’une carte de séjour temporaire, pluriannuelle ou de résident peut être refusé à un étranger lorsque sa présence constitue une menace pour l’ordre public. Une carte déjà délivrée peut également être retirée sur ce fondement, avec un seuil de gravité renforcé pour la carte de résident.

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Cela ne veut pas dire qu’une poursuite ou une condamnation pour blanchiment entraîne automatiquement la perte du séjour. Mais, en pratique, une affaire de blanchiment peut peser très lourd dans l’appréciation préfectorale de l’ordre public, puis, dans certains cas graves, dans une éventuelle expulsion, qui suppose pour sa part une menace grave pour l’ordre public et obéit à un régime encore plus encadré.

La question se pose aussi en matière de nationalité française. L’article 21-23 du code civil prévoit qu’une personne ne peut pas être naturalisée si elle n’est pas de bonnes vie et mœurs. Une implication dans des faits de blanchiment, ou plus largement dans une délinquance financière sérieuse, peut donc fragiliser un dossier de naturalisation, même avant toute analyse plus large du parcours d’intégration.

Que faire pour le dirigeant ?

Le premier réflexe n’est pas d’attendre un contrôle. Si vous découvrez que des sommes suspectes ont circulé dans votre entreprise, ou si l’on vous demande d’utiliser des espèces ou des fonds d’origine floue pour régler des dépenses, il faut immédiatement documenter les flux, arrêter les opérations douteuses et faire auditer la situation.

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Si vous êtes un professionnel assujetti au dispositif anti-blanchiment, les obligations vont plus loin. Le portail de TRACFIN rappelle que le professionnel doit effectuer une déclaration de soupçon avant l’exécution de la transaction lorsqu’il soupçonne un lien avec le blanchiment, et qu’il doit en conséquence s’abstenir d’exécuter l’opération suspecte, sauf exceptions prévues par les textes. En 2024, TRACFIN a reçu 215 410 informations, dont 211 165 déclarations de soupçon, ce qui montre l’intensité du dispositif de surveillance.

Et si le mis en cause est étranger?

Dans ce type de dossier, il faut éviter deux erreurs.

La première est de traiter le pénal et le séjour comme deux mondes séparés.

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La seconde est d’attendre la décision préfectorale pour réagir. En pratique, il faut anticiper : analyser les faits pénaux, mesurer le risque ordre public, vérifier l’état du titre de séjour, et, si besoin, préparer la défense sur les deux terrains en même temps.

Cette stratégie est particulièrement importante pour les entrepreneurs étrangers, les travailleurs indépendants et les personnes en cours de renouvellement ou de naturalisation.

Pourquoi choisir EXILAE AVOCATS pour vous accompagner en droit des étrangers

La décision du 25 mars 2026 change la façon de lire le blanchiment. Elle rappelle qu’il ne faut pas chercher uniquement des montages complexes pour reconnaître l’infraction.

Parfois, le simple fait d’utiliser des fonds issus d’une escroquerie pour rembourser des dettes ou payer la vie courante suffit déjà. Pour les chefs d’entreprise, les indépendants et les étrangers installés en France, la leçon est claire : l’origine de l’argent compte autant que l’usage qui en est fait.

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Étudiant étranger et autorisation de travail : la notion de cursus

Étudiant étranger et autorisation de travail : la notion de cursus

Quand un étudiant étranger veut rester en France pour travailler, beaucoup de dossiers se jouent sur un point très concret : l’autorisation de travail. En apparence, la règle semble simple. En réalité, elle l’est beaucoup moins, surtout lorsqu’il s’agit d’un changement de statut de “étudiant” vers “salarié”.

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Dans une décision du Conseil d’État du 2 février 2026, ce dernier a jugé que pour apprécier le critère d’adéquation entre les diplômes et l’emploi, la notion de cursus ne visait pas seulement les études suivies dans une université.

Ainsi, le critère prévu à l’article R. 5221-20, 5° du code du travail s’applique aussi à un étudiant qui a suivi une formation dans un autre établissement, comme le CNAM, et pas seulement à un étudiant ayant terminé un parcours universitaire classique.

Les faits de la décision du 2 février 2026

L’affaire concernait un ressortissant comorien titulaire d’un titre de séjour “étudiant”. Une entreprise avait demandé une autorisation de travail pour l’embaucher en CDI comme conducteur de ligne d’emballage. Le préfet avait refusé.

En référé, le juge du tribunal administratif avait suspendu cette décision en considérant notamment que la formation suivie au Conservatoire national des arts et métiers ne pouvait pas être regardée comme un cursus universitaire au sens du texte. Le Conseil d’État annule ce raisonnement.

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Le Conseil d’État juge deux choses très importantes. D’abord, pour l’application du 5° de l’article R. 5221-20, doit être regardé comme ayant achevé son cursus en France tout étudiant qui sollicite une carte de séjour “salarié”, qu’il ait ou non obtenu le diplôme qui sanctionnait ce cursus. Ensuite, aucune disposition ne réserve le titre de séjour étudiant à une inscription dans un établissement ayant nécessairement le caractère d’une université.

En clair, école privée, établissement spécialisé ou formation suivie au CNAM ne sont pas exclus par principe.

La notion de cursus précisé

Cette décision corrige une lecture trop étroite de la notion de cursus. En pratique, de nombreux étudiants étrangers ne suivent pas un parcours universitaire “classique”. Certains étudient dans une école spécialisée, un établissement privé, une école de commerce, une école technique, ou suivent une formation professionnalisante dans un organisme reconnu.

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Le Conseil d’État rappelle que l’administration ne peut pas écarter d’emblée l’application du texte au seul motif que le parcours ne serait pas “universitaire” au sens strict.

Mais la décision est aussi exigeante pour les étudiants. Elle signifie que l’administration peut bien appliquer le critère de l’adéquation entre la formation et l’emploi proposé, même lorsque l’étudiant n’a pas obtenu le diplôme final ou même lorsque sa formation a été suivie hors université. C’est donc un arrêt qui élargit le champ du contrôle préfectoral autant qu’il clarifie le texte.

la question de l’adéquation entre les diplômes et l’emploi

L’article R. 5221-20 du code du travail fixe les conditions de délivrance de l’autorisation de travail. Pour un étudiant qui demande un changement de statut vers “salarié”, le 5° exige que l’emploi proposé soit en adéquation avec les diplômes et l’expérience acquise en France ou à l’étranger. Ce critère reste donc central dans les dossiers de sortie d’études.

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Autrement dit, le débat n’est pas seulement : “L’étudiant a-t-il étudié en France ?” Le vrai débat est souvent : “Le poste proposé correspond-il réellement à son parcours ?” C’est là que beaucoup de demandes échouent, surtout lorsque le contrat visé s’éloigne trop de la spécialité étudiée ou lorsque le dossier n’explique pas clairement le lien entre les études, les compétences acquises et les missions du poste.

Quelques rappels sur la situation des étudiants étrangers en France

Étudiant étranger : peut-on travailler pendant ses études ?

Oui, mais dans certaines limites. Il peut travailler jusqu’à 964 heures par an, soit 60 % de la durée annuelle légale du travail, sans demander d’autorisation de travail spécifique au titre de cette activité accessoire. Au-delà, il s’expose à un risque de retrait ou de refus de renouvellement de son titre de séjour.

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Attention, cette règle est différente pour les étudiants algériens.

Comment se passe le changement de statut étudiant vers salarié ?

Un étudiant étranger peut obtenir une carte de séjour “salarié” ou “travailleur temporaire” s’il a signé un contrat de travail, ou au moins une promesse d’embauche, et si l’employeur a obtenu l’autorisation de travail nécessaire. La demande de changement de statut doit être effectuée dans les 2 mois précédant la fin de validité de la carte de séjour étudiant.

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Pour certains diplômés, notamment en licence professionnelle, master ou équivalent, le droit est parfois plus favorable. Il existe, selon les cas, la carte “recherche d’emploi/création d’entreprise” et que la situation de l’emploi n’est pas toujours opposable, notamment lorsque l’emploi est en lien avec la formation ou relève d’un métier en tension.

Pourquoi choisir EXILAE AVOCATS pour vous accompagner en cas de changement de statut étudiant vers salarié

Un bon dossier de changement de statut ne doit jamais se limiter au contrat de travail. En pratique, il faut aussi rassembler les justificatifs de formation, les relevés de notes si besoin, les attestations de validation, le descriptif du poste, le CV, les justificatifs d’expérience acquise en France ou à l’étranger, et tout document permettant de montrer le lien concret entre la formation et l’emploi. Cette stratégie est directement cohérente avec le 5° de l’article R. 5221-20.

Côté employeur, il faut aussi un dossier propre : contrat ou promesse d’embauche claire, rémunération conforme, activité réelle, situation sociale régulière, et demande d’autorisation de travail correctement déposée. Le texte légal prévoit expressément que ces éléments sont contrôlés..

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Ainsi, EXILAE Avocats ne se contente pas de traiter des dossiers : il explique, vulgarise et prend position sur des problématiques rencontrées par ses clients.

EXILAE Avocats est un cabinet exigeant sur le plan technique.

Son positionnement, son équipe et ses implantations en font une structure de premier choix pour accompagner aussi bien les entreprises que les particuliers, avec une promesse simple : proposer des réponses concrètes, solides et adaptées à des situations qui, souvent, ne peuvent pas attendre.

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Autoentrepreneur : redressement fiscal, Urssaf et sanctions

Autoentrepreneur : redressement fiscal, Urssaf et sanctions

Beaucoup d’autoentrepreneurs pensent qu’un “petit oubli” de chiffre d’affaires ne déclenche au pire qu’un rattrapage de cotisations. En réalité, la sous-déclaration peut ouvrir plusieurs fronts à la fois : social, fiscal, parfois pénal.

Et la réponse n’est pas la même selon qu’il s’agit d’un retard, d’un oubli isolé, d’une sous-déclaration répétée ou d’une dissimulation volontaire.

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Autre point important : en micro-entreprise, vous avez une double obligation déclarative. Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires à l’Urssaf, mensuellement ou trimestriellement, même s’il est nul, et vous devez aussi reporter vos revenus dans votre déclaration fiscale annuelle. Une erreur peut donc produire des conséquences chez l’Urssaf et chez les impôts.

La première distinction à faire : retard, oubli ou vraie sous-déclaration

Si vous avez simplement déposé une déclaration en retard ou oublié une échéance, le régime des pénalités n’est pas exactement le même que si vous avez volontairement minoré votre chiffre d’affaires. C’est essentiel, car en pratique les sanctions montent très vite dès que l’administration estime qu’il ne s’agit plus d’une erreur mais d’un manquement délibéré.

Pour l’Urssaf, l’absence ou le retard de déclaration déclenche une pénalité fixe et des majorations. Pour le fisc, une omission dans la déclaration de revenus entraîne en principe une majoration de 10 %, mais les sanctions passent à 40 % en cas de manquement délibéré et à 80 % en cas de manœuvres frauduleuses

Ce que vous risquez côté Urssaf

Le micro-entrepreneur doit déclarer son chiffre d’affaires en ligne chaque mois ou trimestre. S’il oublie de le faire avant l’échéance, une pénalité de 60,1 € s’applique à chaque déclaration manquante. En plus, l’Urssaf applique une majoration sur les cotisations : 5 % par déclaration manquante si vous déclarez chaque mois, 15 % si vous déclarez chaque trimestre.

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L’Urssaf ne s’arrête pas là. En l’absence de déclaration, elle calcule les cotisations sur une base forfaitaire, différente selon l’activité et la périodicité de déclaration, puis vous notifie les sommes à payer. Le site officiel indique aussi que vous pouvez encore régulariser ensuite votre situation, mais avec une pénalité portée à 3 % du montant des cotisations dues.

Et si la situation n’est pas régularisée, le risque augmente encore : En fin d’année, l’absence de régularisation peut conduire à une taxation d’office/forfaitaire et peut même entraîner la perte du régime micro-entreprise.

Ce que vous risquez côté fiscal

Le micro-entrepreneur doit aussi déclarer ses revenus à l’administration fiscale. Si la déclaration contient des erreurs ou des oublis qui réduisent l’impôt, l’administration applique en principe une majoration de 10 % sur l’impôt supplémentaire dû, ainsi que des intérêts de retard de 0,20 % par mois, soit 2,4 % par an. Cette majoration de 10 % peut être évitée en régularisant spontanément ou en répondant dans les 30 jours à une relance de l’administration.

Quand l’administration estime que l’omission n’est pas une simple erreur mais un manquement délibéré, la majoration fiscale grimpe à 40 %. Et en cas de manœuvres frauduleuses, elle passe à 80 %. C’est ce que prévoit l’article 1729 du CGI.

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Il existe toutefois un levier utile : l’article 1727 du CGI prévoit une réduction de 50 % de l’intérêt de retard en cas de dépôt spontané d’une déclaration rectificative avant l’expiration du délai de reprise, à condition d’accompagner la régularisation du paiement des droits simples ou d’un plan accepté. Le site impots.gouv.fr rappelle également ce mécanisme.

Le risque souvent oublié : la TVA rétroactive

C’est un piège classique. Beaucoup d’autoentrepreneurs se disent : “Je suis en franchise de TVA, donc la question de la TVA ne me concerne pas.” C’est vrai seulement si votre chiffre d’affaires réel reste sous les bons seuils. En 2026, les seuils de franchise en base restent inchangés : pour les activités de vente, le seuil de base est de 85 000 € et le seuil majoré de 93 500 € ; pour les prestations de services et les activités libérales, le seuil de base est de 37 500 € et le seuil majoré de 41 250 €.

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Si votre chiffre d’affaires réel dépasse ces seuils, l’omission de recettes peut vous faire découvrir trop tard que vous étiez en réalité redevable de la TVA. Pour les prestations de services, par exemple, le dépassement du seuil de base de 37 500 € fait perdre la franchise à compter du 1er janvier de l’année suivante ; si le seuil majoré de 41 250 € est dépassé, la franchise cesse dès le premier jour du dépassement. La même logique existe pour les activités commerciales avec les seuils de 85 000 € et 93 500 €.

Concrètement, cela peut conduire non seulement à un rappel de TVA, mais aussi à un problème commercial : vous avez encaissé des prix “TTC sans TVA” alors que vous auriez dû collecter la taxe.

Le risque de perdre le régime micro

Sous-déclarer son chiffre d’affaires peut aussi masquer un autre problème : vous n’étiez peut-être plus éligible au régime micro. En 2026, le régime de la micro-entreprise reste applicable si le chiffre d’affaires n’a pas dépassé, pendant les deux années précédentes, 203 100 € pour les activités de vente et 83 600 € pour les prestations de services ou les activités libérales. Si les seuils sont dépassés sur deux années de suite, l’entreprise bascule dans le régime réel simplifié d’imposition des bénéfices.

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Autrement dit, sous-déclarer du chiffre d’affaires ne sert pas seulement à minorer des cotisations ou de l’impôt à court terme : cela peut aussi retarder artificiellement une sortie du régime micro, ce qui aggrave ensuite le redressement.

Le “autre” risque : le travail dissimulé

Oui, il y a un risque autre que fiscal et Urssaf. Le code du travail est très clair : le travail dissimulé par dissimulation d’activité existe notamment lorsqu’une personne ne procède pas aux déclarations qui doivent être faites aux organismes sociaux ou à l’administration fiscale, et cette situation peut résulter de la non-déclaration d’une partie du chiffre d’affaires ou des revenus.

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La sanction de base est pénale : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende pour une personne physique. Les peines sont aggravées à 5 ans et 75 000 € dans certains cas, notamment lorsque les faits concernent plusieurs personnes ou une personne vulnérable ; elles peuvent aller jusqu’à 10 ans et 100 000 € en bande organisée.

Il faut donc être prudent avec le vocabulaire. Une sous-déclaration répétée et volontaire n’est pas seulement un “oubli administratif” : elle peut juridiquement basculer vers du travail dissimulé.

Et la fraude fiscale ?

Lorsque l’administration fiscale détecte une véritable fraude, elle peut engager des poursuites pénales. Service-Public rappelle qu’en plus des sanctions fiscales, la fraude fiscale expose à 500 000 € d’amende et 5 ans d’emprisonnement, avec des peines aggravées à 3 000 000 € et 7 ans dans certains cas, par exemple en bande organisée, avec fausse identité, faux documents ou interposition de structures écran à l’étranger.

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Il ne faut pas confondre la fraude fiscale pénale avec la simple erreur de bonne foi. Mais plus les montants sont élevés, plus la répétition est nette, et plus la dissimulation apparaît organisée, plus le dossier change de nature.

Pourquoi choisir EXILAE AVOCATS pour vous accompagner si vous avez sous déclaré?

Quand on a sous déclaré, le pire réflexe est d’attendre un contrôle. Juridiquement et financièrement, la meilleure option est généralement de régulariser vite.

La première étape consiste à reconstituer le chiffre d’affaires réellement encaissé, car la déclaration micro porte sur le chiffre d’affaires encaissé, sans déduire les commissions, frais ou charges. Service-Public le rappelle expressément.

Ensuite, il faut corriger les déclarations Urssaf, puis la déclaration fiscale si elle est fausse. Côté fiscal, une régularisation spontanée peut éviter la majoration de 10 % et réduire de moitié l’intérêt de retard dans certaines conditions.

Il faut aussi vérifier immédiatement si le chiffre d’affaires réel n’a pas franchi les seuils de TVA ou de sortie du régime micro, car ce sont souvent les conséquences les plus coûteuses quand on a “oublié” une partie des recettes

Chez Exilae Avocats, nous vous défendons face aux conséquences de ces sous déclarations.

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Son positionnement, son équipe et ses implantations en font une structure de premier choix pour accompagner aussi bien les entreprises que les particuliers, avec une promesse simple : proposer des réponses concrètes, solides et adaptées à des situations qui, souvent, ne peuvent pas attendre.

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Transaction et licenciement : peut-on encore contester ?

Transaction et licenciement : peut-on encore contester ?

C’est une question fréquente en droit du travail : lorsqu’un salarié a signé une transaction avec son employeur pendant l’exécution du contrat, peut-il encore agir en justice plus tard si un licenciement intervient ?

La réponse est importante, car beaucoup pensent qu’une transaction “bloque tout” pour l’avenir. Or, ce n’est pas forcément vrai, comme le rappelle un arrêt marquant de la Cour de cassation rendu le 21 janvier 2026.

Dans cette décision, la Cour de cassation juge qu’une transaction conclue en cours de contrat et portant sur l’exécution du contrat de travail ne rend pas irrecevables des demandes liées à la rupture du contrat, lorsque cette rupture intervient après la transaction. Elle ajoute que le juge doit pouvoir examiner tous les faits invoqués, y compris ceux antérieurs à la transaction, pour apprécier notamment l’origine professionnelle d’une inaptitude et la validité du licenciement.

Ce qu’est une transaction en droit du travail

Une transaction est un accord écrit par lequel les parties mettent fin à un différend existant, ou évitent un litige à venir, grâce à des concessions réciproques. En droit civil, elle ne vaut que dans les limites de son objet : elle ne couvre que le différend pour lequel elle a été conclue, et elle empêche une nouvelle action seulement si cette action a le même objet.

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Dit plus simplement : une transaction n’efface pas automatiquement tous les litiges possibles entre un employeur et un salarié. Tout dépend de ce qu’elle vise exactement, du moment où elle est signée, et du type de contestation engagée ensuite.

Ce que change l’arrêt du 21 janvier 2026

L’affaire portait sur une salariée qui avait déjà signé une transaction avec son employeur au sujet de l’exécution de son contrat de travail. Plus tard, elle a été licenciée pour inaptitude. Elle a alors contesté ce licenciement en soutenant notamment que son inaptitude avait une origine professionnelle et que l’employeur avait manqué à son obligation de sécurité. La Cour de cassation a admis que ses demandes étaient recevables, malgré la transaction antérieure.

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La Cour rappelle deux idées essentielles. Premièrement, un salarié qui signe une transaction sur l’exécution du contrat ne renonce pas, par avance, à contester une rupture du contrat intervenue plus tard. Deuxièmement, pendant que le contrat est encore en cours, employeur et salarié ne peuvent pas renoncer à l’avance aux règles protectrices applicables à la rupture du CDI. Cette limite découle du Code du travail, notamment de l’article L.1231-4.

A retenir : la transaction n’empêche pas forcément de contester un licenciement futur

Cet arrêt est important car il corrige une erreur fréquente : croire qu’une clause de renonciation très large suffit à neutraliser toute action future du salarié. Ce n’est pas le cas lorsque le litige ultérieur porte sur la rupture du contrat et que cette rupture est postérieure à la transaction.

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Autrement dit, un salarié peut avoir signé un protocole transactionnel sur ses conditions de travail, sa classification, sa santé au travail ou certains manquements allégués pendant la relation de travail, puis contester ensuite son licenciement si un nouveau litige naît au moment de la rupture.

Pourquoi les faits antérieurs à la transaction peuvent encore compter?

C’est le second apport majeur de l’arrêt. La Cour de cassation reproche aux juges du fond d’avoir écarté les faits antérieurs à la transaction. Elle dit au contraire qu’ils devaient examiner l’ensemble des éléments invoqués, y compris ceux plus anciens, pour vérifier si l’inaptitude était liée à un accident du travail, à une maladie professionnelle ou à un manquement de l’employeur.

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En pratique, cela change beaucoup de choses. Lorsqu’un salarié est licencié pour inaptitude, la question de l’origine professionnelle de cette inaptitude peut avoir des conséquences importantes sur ses droits. L’article L.1226-14 prévoit en effet, dans certains cas, une indemnité compensatrice égale au préavis et une indemnité spéciale de licenciement pouvant aller jusqu’au double de l’indemnité légale.

Dans quels cas un salarié peut encore agir ?

Sans entrer dans une casuistique excessive, il faut retenir une logique simple. Le salarié peut encore agir lorsque :

  • la transaction portait sur l’exécution du contrat,
  • le licenciement est intervenu après la signature,
  • le nouveau litige concerne la rupture du contrat,
  • et les demandes relèvent de protections auxquelles on ne peut pas renoncer par avance.

Cela ne veut pas dire que le salarié gagnera automatiquement. Cela veut dire que son action n’est pas rejetée d’emblée au seul motif qu’une transaction avait été signée auparavant. Le juge doit encore examiner les faits, les preuves et le fond du dossier.

La procédure à suivre pour contester un licenciement malgré une transaction

Lorsqu’un salarié estime que son licenciement reste contestable malgré une transaction antérieure, il doit d’abord vérifier ce que couvre exactement la transaction : son objet, sa date, les concessions prévues, et le différend qu’elle visait réellement. Cette lecture est essentielle, car une transaction ne vaut que pour les litiges compris dans son périmètre.

Il faut ensuite rassembler toutes les pièces utiles : contrat de travail, avenants, transaction signée, courriers, échanges avec l’employeur, avis du médecin du travail, arrêts de travail, documents relatifs à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle, lettre de licenciement et bulletins de paie. En cas d’inaptitude, les éléments antérieurs à la transaction peuvent rester utiles si le litige porte sur la rupture et son origine. C’est précisément ce que rappelle l’arrêt du 21 janvier 2026.

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Enfin, la contestation passe en principe par la saisine du conseil de prud’hommes. Pour une action portant sur la rupture du contrat, le délai est en principe de 12 mois à compter de la notification de la rupture. Pour une action portant sur l’exécution du contrat, le délai est en principe de 2 ans. Pour une demande de paiement de salaires, le délai est en principe de 3 ans.

La saisine du conseil de prud’hommes se fait par requête, adressée ou déposée au greffe. Un formulaire officiel existe et peut être utilisé par le salarié.

Pourquoi choisir EXILAE AVOCATS pour négocier une transaction ?

Une transaction signée en cours de contrat ne neutralise pas automatiquement une contestation ultérieure du licenciement. Mieux encore, le juge ne peut pas faire comme si le passé avait disparu : il doit, lorsque le litige le justifie, examiner aussi les faits antérieurs à la transaction.Il faut donc faire attention dans les dossiers mêlant transaction, inaptitude, obligation de sécurité et licenciement

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Dans ce contexte, un cabinet capable de relier droit social, immigration professionnelle et gestion du risque est un atout concret.

Ainsi, EXILAE Avocats ne se contente pas de traiter des dossiers : il explique, vulgarise et prend position sur des problématiques rencontrées par ses clients.

EXILAE Avocats est un cabinet exigeant sur le plan technique.

Son positionnement, son équipe et ses implantations en font une structure de premier choix pour accompagner aussi bien les entreprises que les particuliers, avec une promesse simple : proposer des réponses concrètes, solides et adaptées à des situations qui, souvent, ne peuvent pas attendre.

Contrôle Urssaf : quand se termine la période contradictoire ?

Contrôle Urssaf : quand se termine la période contradictoire ?

La Cour de cassation vient de trancher une question cruciale : à quel moment exact se termine la période contradictoire lors d’un contrôle Urssaf ?

La réponse impacte directement la prescription de vos cotisations. Et comme souvent en droit social, le diable est dans les détails.

Vous venez de recevoir une lettre d’observations de l’Urssaf : et maintenant ?

Votre entreprise est contrôlée par l’Urssaf. Les inspecteurs ont terminé leurs vérifications et vous adressent une lettre d’observations : un document qui liste les irrégularités constatées et les redressements envisagés.

C’est le point de départ d’une phase qu’on appelle la période contradictoire : un moment d’échange officiel entre vous et l’Urssaf, pendant lequel vous pouvez contester, expliquer, fournir des pièces.

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Ce que beaucoup d’entreprises ignorent : cette période a des conséquences directes sur la prescription de vos cotisations.

Et une décision de la Cour de cassation du 29 janvier 2026 vient de fixer les règles avec une précision inédite.

Rappel : qu’est-ce que la prescription des cotisations ?

Avant d’aller plus loin, une notion de base.

L’Urssaf dispose d’un délai de prescription de 3 ans pour contrôler les déclarations sociales des employeurs et des travailleurs indépendants. Ce délai part de la fin de l’année civile au titre de laquelle les cotisations sont dues.

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Concrètement : un contrôle réalisé en 2026 peut porter sur les cotisations dues au titre des années 2025, 2024 et 2023. Les années antérieures sont prescrites.

Au-delà de ce délai, l’Urssaf ne peut plus réclamer de cotisations. C’est la règle. Mais il existe une exception importante : la suspension du délai pendant la période contradictoire.

Le principe : la période contradictoire « gèle » le délai de prescription

Quand vous recevez la lettre d’observations, le délai de prescription est mis en pause. Il ne court plus. Il reprendra plus tard.

Pourquoi ce mécanisme ? La loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 a modifié l’article L. 244-3 du Code de la sécurité sociale pour prévoir que ce délai de prescription est suspendu pendant la période contradictoire — la phase d’échanges entre l’Urssaf et le cotisant.

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L’idée est logique : on ne peut pas reprocher à l’Urssaf de laisser courir la prescription pendant qu’elle attend votre réponse. Soit.

Mais alors quand exactement la période contradictoire se termine-t-elle ? C’est là que les choses deviennent délicates.

L’affaire : une association, un redressement, et une question de 30 jours

Les faits de l’arrêt du 29 janvier 2026 sont les suivants:

Une association est contrôlée par l’Urssaf sur les années 2015 à 2017. Elle reçoit une lettre d’observations en novembre 2018. Elle y répond en décembre. L’agent de contrôle lui répond à son tour en février 2019.

Mais les échanges ne s’arrêtent pas là. L’association formule de nouvelles observations en mars 2019, auxquelles l’Urssaf répond encore le 14 mars 2019. La mise en demeure est ensuite délivrée le 9 avril 2019.

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L’association soulève alors la prescription des cotisations dues au titre de 2015. Et c’est là que tout se joue : la période contradictoire s’est-elle terminée le 12 février (réponse initiale de l’agent) ou le 14 mars (dernière réponse après de nouveaux échanges) ?

La différence de quelques semaines change tout. Si la période contradictoire se terminait le 14 mars, les cotisations de 2015 n’étaient pas prescrites. Si elle se terminait le 12 février, elles l’étaient — et l’Urssaf ne pouvait plus les réclamer.

Ce que dit la Cour de cassation : une règle simple, mais aux conséquences lourdes

La Cour de cassation a précisé que la suspension du délai de prescription en matière de contrôle Urssaf cesse à la date d’envoi de la réponse de l’agent chargé du contrôle aux observations adressées par le cotisant dans le délai de trente jours, sans que des échanges ultérieurs — même suivis de nouvelles réponses de l’administration — puissent prolonger cette suspension.

Autrement dit, les règles sont les suivantes :

La période contradictoire débute à la réception de la lettre d’observations par l’entreprise contrôlée.

Elle se termine :

  • En l’absence de réponse de votre part : à l’expiration de votre délai de réponse (30 jours, ou jusqu’à 60 jours sur demande aujourd’hui)
  • Si vous avez répondu dans les délais : à la date d’envoi de la première réponse de l’agent de contrôle à vos observations

Et surtout : les échanges postérieurs entre le cotisant et l’Urssaf sont sans incidence sur la suspension du délai de prescription, laquelle ne saurait être prolongée au gré du dialogue entre les parties.

Dans l’affaire jugée, cela signifie que la période contradictoire s’est terminée le 12 février 2019, pas le 14 mars. Les cotisations 2015 étaient bien prescrites.

La mise en demeure du 9 avril ne pouvait pas les viser.

Pourquoi c’est important pour une entreprise ou un cotisant contrôlé

1. Continuer à échanger avec l’Urssaf après sa première réponse ne vous protège pas

C’est l’erreur classique. Beaucoup d’entreprises pensent que plus les échanges durent, plus la prescription est suspendue — ce qui leur laisserait plus de temps. C’est faux. La lettre par laquelle l’inspecteur du recouvrement répond aux observations ne constitue pas une nouvelle lettre d’observations et n’ouvre pas une nouvelle période contradictoire.

2. Le « dialogue » post-réponse ne gèle plus rien

Dès que l’agent vous a répondu une première fois, le délai de prescription repart. Si vous envoyez de nouvelles observations, si vous continuez à dialoguer, si l’Urssaf vous répond à nouveau : tout cela est sans effet sur la prescription.

3. La prescription peut être votre meilleur argument — à condition de le soulever au bon moment

Le cotisant peut invoquer la prescription à tout moment de la procédure, y compris pour la première fois en appel. Mais encore faut-il savoir à quelle date exacte la période contradictoire s’est terminée, et donc à partir de quand le délai de prescription a recommencé à courir.

Pourquoi choisir EXILAE AVOCATS pour vous accompagner dans le cadre d’un contrôle URSSAF ?

Chez Exilae Avocats, nous intervenons à chaque étape d’un contrôle Urssaf :

Dès la réception de la lettre d’observations — rédaction de votre réponse contradictoire, identification des points contestables, vérification des années prescrites

Pendant les échanges — suivi du calendrier, traçabilité des dates, analyse de chaque réponse de l’inspecteur pour déterminer précisément quand la prescription reprend

En phase contentieuse — recours devant la commission de recours amiable, puis devant le tribunal judiciaire si nécessair

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Dans ce contexte, un cabinet capable de relier droit social, immigration professionnelle et gestion du risque est un atout concret.

Ainsi, EXILAE Avocats ne se contente pas de traiter des dossiers : il explique, vulgarise et prend position sur des problématiques rencontrées par ses clients.

EXILAE Avocats est un cabinet exigeant sur le plan technique.

Son positionnement, son équipe et ses implantations en font une structure de premier choix pour accompagner aussi bien les entreprises que les particuliers, avec une promesse simple : proposer des réponses concrètes, solides et adaptées à des situations qui, souvent, ne peuvent pas attendre.

Attention aux tentatives d’escroquerie sur les réseaux sociaux concernant EXILAE Avocats et Maître Grégoire HERVET

Depuis plusieurs semaines, des comptes frauduleux circulent sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram, en se faisant passer pour le cabinet EXILAE Avocats ou pour Maître Grégoire Hervet.

Leur méthode est simple et efficace : instaurer un climat de confiance, proposer de faux rendez-vous juridiques, puis exiger un paiement immédiat.

Le cabinet EXILAE Avocats souhaite aujourd’hui alerter le public sur ces agissements et rappeler, sans ambiguïté, les seules conditions dans lesquelles il exerce et entre en relation avec ses clients.

Dans les faits, ces individus créent de faux comptes sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, en reprenant le nom du cabinet ou celui de Maître Grégoire Hervet.

Ils engagent ensuite des conversations directes avec des particuliers, adoptent un ton professionnel, proposent des rendez-vous rapides, parfois présentés comme urgents, et cherchent à crédibiliser leur démarche par des échanges structurés et apparemment sérieux.

Une fois la confiance installée, ils réclament un paiement immédiat pour une prétendue consultation juridique, souvent avant même tout échange réel.

Ces méthodes sont d’autant plus trompeuses que les imposteurs disposent parfois d’informations précises sur le cabinet.

Ils connaissent l’identité des avocats, celle des collaborateurs, et sont capables de reproduire des messages ou des pratiques qui peuvent paraître authentiques à un œil non averti.

Cette connaissance interne, aussi troublante soit-elle, ne doit jamais être considérée comme un gage de légitimité.

Il est donc essentiel de rappeler que le cabinet EXILAE Avocats ne démarche jamais de clients sur les réseaux sociaux.

Le cabinet ne propose aucun rendez-vous par message privé, n’organise aucune consultation via Instagram ou toute autre plateforme sociale, et ne demande jamais de paiement à la suite d’un simple échange en ligne.

Toute prise de contact, toute demande de rendez-vous et toute facturation s’effectuent exclusivement par des canaux officiels.

À cet égard, le seul numéro de téléphone du secrétariat du cabinet EXILAE Avocats est le : 01 84 74 87 20.

À des fins de clarification, le cabinet EXILAE Avocats présente ci-dessous ses véritables comptes officiels sur les réseaux sociaux, afin de permettre au public de les identifier sans difficulté et de se prémunir contre toute usurpation d’identité.

En cas de prise de contact suspecte se présentant comme émanant du cabinet ou de l’un de ses avocats, il est impératif de ne procéder à aucun paiement, de ne transmettre aucun document et de cesser immédiatement tout échange. 

Le cabinet EXILAE Avocats invite les personnes concernées à prendre directement contact avec lui par ses canaux officiels afin, d’une part, de leur proposer un entretien réel avec le cabinet si leur situation le justifie.

D’autre part, de lui signaler ces tentatives d’escroquerie.

Il est également recommandé de conserver l’ensemble des échanges, messages et coordonnées utilisés par les usurpateurs, ces éléments pouvant s’avérer utiles pour les signalements et les suites à donner.

L’usurpation d’identité constitue une infraction pénale.

L’article 226-4-1 du Code pénal dispose que : « Le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne.

Lorsqu’ils sont commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou par le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, ces faits sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. »

La profession d’avocat repose sur la confiance, la confidentialité des échanges et la sécurité des flux financiers. Se faire passer pour un avocat ou pour un cabinet permet aux escrocs d’abuser de cette confiance afin d’obtenir des paiements indus, de capter des informations sensibles ou de détourner des fonds.

Sur le plan pénal, ces faits relèvent clairement de l’usurpation d’identité et peuvent également constituer une escroquerie au sens de l’article 313-1 du Code pénal, dès lors qu’ils consistent à se présenter sous un faux nom ou une fausse qualité afin de tromper les victimes et d’obtenir le versement de sommes d’argent.

Pour les victimes, les conséquences peuvent être lourdes. Au-delà de la perte financière, ces pratiques exposent à des atteintes à la réputation et à des situations juridiques dans lesquelles elles se retrouvent impliquées sans l’avoir jamais voulu.

D’où la nécessité d’une vigilance constante et d’un signalement immédiat au moindre doute.

Le cabinet EXILAE Avocats a pris l’ensemble des dispositions nécessaires pour faire face à ces agissements.

Les faits constatés font l’objet de démarches juridiques et pénales afin d’identifier les auteurs de ces usurpations, de faire cesser les fraudes en cours et d’en poursuivre les responsables.

Le cabinet entend protéger ses clients, les justiciables et l’intégrité de la profession d’avocat avec la plus grande fermeté.

EXILAE Avocats rappelle enfin que toute relation avec le cabinet passe exclusivement par ses canaux officiels et invite toute personne confrontée à une sollicitation suspecte à prendre immédiatement contact avec le cabinet afin de vérifier la légitimité des échanges et de signaler les faits.

Maître Grégoire HERVET et toute l’équipe EXILAE Avocats

La signature de la lettre d’observations URSSAF

La signature de la lettre d’observations URSSAF.

À la fin d’un contrôle Urssaf, l’organisme de recouvrement doit notifier à l’entreprise un document intitulé « lettre d’observations », transmis par un procédé donnant date certaine à sa réception, et contenant des mentions obligatoires prévues par le Code de la sécurité sociale.

Cette lettre doit être datée et signée dans les conditions fixées par l’article R. 243-59 CSS.

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La signature n’est pas un détail : elle participe au caractère contradictoire de la procédure et à la protection des droits de la défense. Une contestation sur sa présence ou sa validité alimente un contentieux nourri, avec des conséquences potentiellement lourdes (jusqu’à la remise en cause de la régularité de la procédure, selon les cas)

La signature de la lettre d’observation URSSAF : principes

Le cadre général figure à l’article R. 243-59 du Code de la sécurité sociale (contenu, délai de réponse, modalités, etc.). Dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2026, le texte prévoit notamment que la lettre d’observations est « datée et signée par au moins l’un » des agents ayant participé aux opérations.

À noter : le décret n° 2025-1338 du 26 décembre 2025 fait partie des textes ayant modifié l’article R. 243-59 et précise ses modalités d’entrée en vigueur selon les mesures.

La signature de la lettre d’observation URSSAF : l’URSSAF doit prouver la signature

Quand l’entreprise soutient que la lettre d’observations n’est pas valablement signée (ou que l’Urssaf n’en rapporte pas la preuve), la Cour de cassation rappelle que la charge de la preuve pèse sur l’organisme de recouvrement : il lui revient d’établir que la lettre est bien revêtue de la signature des inspecteurs/agents concernés (Cass. Soc. 4 décembre 2025, n° 23-16.339).

Conséquence pratique :

  • produire “une copie” de la lettre ne suffit pas toujours si la signature est contestée ;
  • l’Urssaf doit pouvoir démontrer, pièces à l’appui, que la formalité a été accomplie (traçabilité, version signée, etc.).

La signature d’un seul agent ayant participé au contrôle suffit désormais

Les versions antérieures imposaient que la lettre soit signée par les inspecteurs ayant procédé au contrôle (formule “signée par eux”).

Depuis le 1er janvier 2026 : signature par au moins l’un des agents

La rédaction actuelle de l’article R. 243-59 prévoit désormais une signature par au moins l’un des agents/inspecteurs.

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En pratique, cet assouplissement réduit un angle d’attaque “automatique” (absence de la signature de chaque intervenant), sans faire disparaître le contentieux :

  • signature absente,
  • signature non identifiable,
  • difficulté à prouver la signature en cas de contestation,
  • incohérences entre version “produite en justice” et version “reçue”.

La signature de la lettre d’observation URSSAF : signature de l’inspecteur du recouvrement en cas de travail dissimulé

Lorsque l’Urssaf agit après constat de travail dissimulé chez un sous-traitant), la Cour de cassation juge que la lettre d’observations relève de la procédure de droit commun de l’article R. 243-59 CSS.

Néanmoins, pour être régulière, elle doit être signée par l’inspecteur du recouvrement (Cass. 2e civ., 25 sept. 2025, n° 23-17.622).

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Les droits et obligations du chef d’entreprise en cas de contrôle URSSAF

Les droits et obligations du chef d’entreprise en cas de contrôle URSSAF.

Le 30 janvier 2024, un arrêté a été émis pour actualiser la charte du cotisant contrôlé, prenant en compte les diverses mesures adoptées depuis sa dernière mise à jour en 2022, notamment le décret du 12 avril 2023.

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En plus des modifications formelles, le présent document contient un certain nombre de modifications réglementaires.

À compter du 1er janvier 2024, les URSSAF, CGSS et MSA mettent en œuvre la version actualisée de la charte du cotisant destinée à renforcer les droits des cotisants lors des contrôles.

Les droits et obligations du chef d’entreprise en cas de contrôle URSSAF : à quoi sert la charte du cotisant contrôlé

Sauf pour les vérifications liées à la lutte contre le travail dissimulé, chaque contrôle effectué par l’URSSAF est précédé de l’envoi d’un avis de passage préalable, adressé par tout moyen permettant de prouver sa date de réception.

Cet avis mentionne la charte du cotisant contrôlé, qui détaille vos droits et vos obligations.

La charte expose le déroulement du contrôle, qu’il soit sur place ou sur pièces, ainsi que les conséquences potentielles de celui-ci.

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Elle informe également sur les possibilités de recours disponibles en cas de désaccord avec la décision de l’organisme de recouvrement.

Les dispositions de la charte sont juridiquement contraignantes pour les organismes effectuant le contrôle.

Les droits et obligations du chef d’entreprise en cas de contrôle URSSAF : l’élargissement des règles relatives au régime agricole

Une importante nouveauté est apparue : la nouvelle version de la Charte du cotisant est maintenant étendue au régime agricole.

Cette extension rend la charte opposable aux caisses de mutualité sociale agricole (MSA) pour les travailleurs du secteur agricole qui doivent s’acquitter de cotisations et contributions sociales.

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Ainsi, la charte, qui n’était pas applicable aux cotisants relevant du régime agricole jusqu’au 1er janvier 2024, devient maintenant commune aux contrôles de cotisations et contributions effectués à la fois dans le régime général et dans le régime agricole.

Les modifications statutaires

La nouvelle version de la Charte apporte également des modifications importantes concernant la procédure de contrôle :

  • Elle inclut un nouveau paragraphe dédié à la durée du contrôle. Désormais, celui-ci débute à la date de la première visite de l’agent sur place ou à la date de début des opérations de vérification si le contrôle est effectué sur pièces.
  • Elle établit les modalités des investigations de l’agent de contrôle sur support dématérialisé : en cas de nécessité d’utilisation de traitements automatisés pour les opérations de contrôle, l’agent informe le cotisant contrôlé.
  • Dans le cadre du contrôle, les agents sont autorisés à utiliser des documents ou des informations appartenant au même groupe que la personne contrôlée, lesquels peuvent être utilisés pour effectuer un redressement.

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  • La date de départ pour le calcul de la majoration du redressement en cas de non-conformité aux observations de l’URSSAF émises lors d’un contrôle antérieur est désormais déterminée soit par la date de la mise en demeure, soit par la date de réception des observations pour le futur contrôle précédent.

Les modifications de procédure

Ensuite, la nouvelle version en vigueur intègre plusieurs modifications de la procédure :

  • Le délai de prévenance de la visite de contrôle est porté à 30 jours
  • L’établissement de l’obligation de mentionner une liste de documents et d’informations nécessaires aux opérations de contrôle dans l’avis de contrôle, avec la précision que d’autres documents pourront être demandés durant le contrôle.
  • L’autorisation donnée aux cotisants contrôlés de désigner en amont ou dès le début du contrôle des interlocuteurs (salariés, personnes mandatées) capables de transmettre les données utiles.
  • L’obligation pour l’agent de contrôle de proposer un entretien de fin de contrôle par téléphone avant l’envoi de la lettre d’observation.

EXILAE AVOCATS, des avocats et juristes en droit social et droit des étrangers qui vous accompagnent sur toutes vos problématiques

EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

Avocats aux barreau de Paris et de Nice, nous vous garantissons, de part notre expérience, un service juridique de grande qualité, une disponibilité impeccable et des honoraires transparents. 

L’équipe Droit Social, dirigée par Mme Maëlle DREANO, accompagne votre Société ou votre personne dans tous ses besoins en droit du travail.

Pour obtenir très rapidement un conseil, un rendez-vous et une prise en charge par un avocat en droit des étrangers, vous avez plusieurs options.

Il suffit d’appeler le 01 84 74 87 20 et de prendre rendez vous ou de vous rendre sur notre site internet.

Ou bien contactez-nous : contact@exilae.fr

Maître Grégoire HERVET

Le contrôle URSSAF en 2024

Le contrôle URSSAF en 2024.

Selon l’URSSAF elle-même, « le contrôle fait partie de la vie de chaque entreprise.

Les cotisations et contributions sociales, collectées par l’Urssaf puis redistribuées, visent à garantir le financement de la protection sociale : retraites, remboursements maladie et frais d’hospitalisation, accidents du travail, allocations liées à la famille ou au chômage…

Chaque mois, les entreprises déclarent elles-mêmes leurs cotisations dues sur les salaires versés. Ce système qui repose sur la confiance prévoit des contrôles ponctuels qui permettent de vérifier l’exactitude des déclarations. Les contrôles effectués par l’Urssaf font donc partie de la vie de toute entreprise.

Les contrôles permettent de :

  • vérifier la bonne compréhension et l’application de la règlementation par les entreprises ;
  • rétablir si besoin le montant des cotisations afin de garantir le respect des droits sociaux ;
  • garantir une saine concurrence entre les acteurs économiques.

Ils constituent également un moment utile pour vous conseiller et prévenir les difficultés rencontrées dans l’application des textes« .

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En 2023, certaines Cours d’appel se sont penchées sur le contrôle de l’URSSAF, et voilà ce qu’il en ressort.

Le contrôle URSSAF en 2024 : précisions sur l’avis de contrôle

  • Dans une décision du 23 novembre 2023, la Cour d’appel d’Aix en Provence (n° 21-16.193) a jugé que l’absence de signature sur l’avis de contrôle ne remet pas en cause sa validité. En effet, l’article R 243-59 du code de la sécurité sociale n’exige pas que la signature des agents responsables du contrôle soit considérée comme une formalité substantielle.

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  • Dans une décision du 18 octobre 2023, la Cour d’appel de Nancy (n° 23-00784) a jugé que lorsque l’avis de contrôle mentionne l’existence de la charte disponible à l’adresse https://urssaf.fr, cela est considéré comme valide. Une violation de cette formalité ne surviendrait que si l’employeur pouvait prouver son incapacité à accéder à la charte, en présentant, par exemple, des captures d’écran authentifiées ou un constat d’huissier.

Le contrôle URSSAF en 2024 : pendant le contrôle

  • La Cour d’appel de Metz, dans une décision du 20 novembre 2023 n° 21-02 a jugé que si les documents sont transmis par un comptable sans qu’un mandat soit justifié, la décision de redressement prise sur la base de ces documents est nulle. Et le fait pour le cotisant d’avoir demandé la délocalisation des opérations de contrôle ne caractérise pas un mandat exprès donné au cabinet d’expertise comptable de le représenter. Même solution concernant l’éventuelle existence d’un mandat tacite : elle est insuffisante à valider la remise des documents comptables par le cabinet. (CA Metz, 20 nov. 2023, n° 21-02 106).

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  • En cas de contrôle d’une grande ampleur, notamment dans le cadre des groupes de société, l’article R. 243-59 du CSS permet au cotisant de solliciter un délai d’un mois supplémentaire pour répondre à la lettre d’observation. Si l’URSSAF refuse, le redressement peut être annulé s’il est démontré que ce refus a conduit le cotisant à dans l’impossibilité de répondre aux observations de l’URSSAF (CA Nancy, 21 novembre 2023 n° 23-00375).

Le contrôle URSSAF en 2024 : la mise en demeure

  • La Cour d’appel de Rouen a jugé, dans une décision du 6 octobre 2023 n° 22/03298 que « l’absence de signature de la mise en demeure n’en affecte pas la validité dès lors que l’organisme qui la délivre y est mentionné« .
  • La Cour d’appel de Metz a quant à elle jugé, dans une décision du 11 décembre 2023 n° 22-00042 que la mise en demeure préalable à la délivrance d’une contrainte est valable indépendamment des modalités de sa distribution, du motif de non-distribution, d’absence de signature de l’avis de réception.

Le contrôle URSSAF en 2024 : l‘opposition à contrainte

  • Si le cotisant ne saisi pas la CRA pour contester la mise en demeure, il n’a que l’opposition à sa disposition pour contester la régularité de la procédure et le bien fondé des sommes mentionnées dans la contrainte (CA Lyon, 21 novembre 2023, n° 21-01680).

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  • Une opposition à contrainte n’a pas besoin d’être développée. Il est possible de juste formuler des « reserves sur la régularité de la procédure » pour être recevable (CA Aix en Provence, 20 octobre 2023, n° 22/02599).

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